mardi 15 janvier 2019

Jungle humaine.



21 novembre 2013

La pluie, brutale, frappe la carrosserie de la petite 106 que m’a prêtée mon ami René, l’essuie-glace joue une musique disgracieuse et désaccordée.

 La route qui mène au centre-ville de Bastia épouse le front de mer. La mer est déchainée violente et violette, le ciel se noie dedans, en mille nuances de jaune, l’air est mouillé, les vagues se fracassent sur la diguette et  finissent en panache sur la chaussée.

C’est beau, je suis ému, sentiment incongru, en ce matin, somme toute banal, où je me rends au travail, mais comment laisserai-je passer un moment pareil ? 

2 décembre 2013

Le jour se lève lentement sur Ajaccio il fait frais, mais la promesse d’une belle journée annoncée par le soleil qui pointe  sur l’horizon de la mer en lac calme, réchauffe l’âme. Il y a peu de circulation,  et en descendant la rue Madame Mère, je profite du spectacle,  quatre mouettes  reprennent en chœur leur jingle sauvage, jeté à la mer et à l’air.
C’est beau, je me hâte lentement vers ma voiture pour jouir de cet instant.

3 décembre 2013

Mes élèves sont en retard, ou plutôt seront à « leur heure », je descends prendre un café à la machine au Rez de chaussé du Palais des Congrès d'Ajaccio.
 En remontant l’escalier monumental en bois couleur acajou, je prends en  pleine figure la baie d’Ajaccio et le port, à travers la façade entièrement vitrée de l’édifice, le ferry couleur boite postale, les petits bateaux de pêche, façon carte postale, la mer claire et scintillante.

C’est  la vue du beau, de la nature et de notre terre dont il me faut  faire provision, pour pouvoir  replonger, sereinement, dans la jungle humaine et urbaine…

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