21 novembre 2013
La pluie, brutale, frappe la carrosserie de la petite 106 que
m’a prêtée mon ami René, l’essuie-glace joue une musique disgracieuse et
désaccordée.
La route qui mène au
centre-ville de Bastia épouse le front de mer. La mer est déchainée violente et
violette, le ciel se noie dedans, en mille nuances de jaune, l’air est mouillé,
les vagues se fracassent sur la diguette et
finissent en panache sur la chaussée.
C’est beau, je suis ému, sentiment incongru, en ce matin,
somme toute banal, où je me rends au travail, mais comment laisserai-je passer
un moment pareil ?
2 décembre 2013
Le jour se lève lentement sur Ajaccio il fait frais, mais la
promesse d’une belle journée annoncée par le soleil qui pointe sur l’horizon de la mer en lac calme,
réchauffe l’âme. Il y a peu de circulation, et en descendant la rue Madame Mère, je profite du spectacle, quatre mouettes reprennent en chœur leur jingle sauvage, jeté à la mer
et à l’air.
C’est beau, je me hâte lentement vers ma voiture pour jouir
de cet instant.
3 décembre 2013
Mes élèves sont en retard, ou plutôt seront à « leur
heure », je descends prendre un café à la machine au Rez de chaussé du Palais des Congrès d'Ajaccio.
En remontant l’escalier monumental en bois couleur acajou,
je prends en pleine figure la baie
d’Ajaccio et le port, à travers la façade entièrement vitrée de l’édifice, le
ferry couleur boite postale, les petits bateaux de pêche, façon carte postale,
la mer claire et scintillante.
C’est la vue du beau,
de la nature et de notre terre dont il me faut faire provision, pour pouvoir replonger, sereinement, dans la jungle humaine
et urbaine…
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