jeudi 24 janvier 2019

Paillasson à mon pied!


Les recettes qui racontent des salades ! Recettes de malfaiteurs !

Les paillassons de Lyon sont des galettes de pommes de terre râpées, rôties doucement à la poêle, typique de la cuisine lyonnaise. Pommes de terre, persil et assaisonnement, Il n’y a donc pas d’œuf dans la recette. Ça c’est le vrai paillasson.
Celui qui suit c’est une variante à moi, à ma main en quelque sorte, c’est comme ça que je prends mon pied !

Il faut : (on ne discute pas on note, on file aux courses)
600g de pommes de terre à chair ferme (comme moi il y a 40 ans !)
Un oignon (va falloir vous y faire, je préfère les rouges, bon, je ne me fâche pas si vous prenez une autre variété)
Une gousse d’ail (il n’y a que l’ail qui m’aille !)
Persil haché
100 g de lardons (Pour les végétariens oubliez, ca change rien à la recette)
Une cuillère à soupe d’huile par paillasson (je vous explique plus loin si vous tenez jusque-là)
Noix de muscade râpée (pas comme votre œuvre qui doit être réussie !)
Sel
Poivre

Ce qu’il faut faire (ce n’est pas le moment de craquer)
  1. Faites revenir jusqu’à légère coloration les lardons dans une poêle à feu moyen et sans corps gras. Egouttez-les sur du papier absorbant. Réservez, attention au chien ou au chat ou au beauf.
  2. Épluchez et rincez les pommes de terre. Essuyez-les soigneusement car c’est l’amidon contenu dans la pomme de terre qui va faire le liant, comme pour le gratin dauphinois. C’est pourquoi il est important de bien sécher les pommes de terre une fois lavées et qu’il ne faut surtout pas les mettre dans l’eau lorsqu’elles sont râpées.
  3. Puis râpez-les avec les grosses dents de la râpe. Mélangez-les avec les lardons, l'oignon et l'ail hachés, le persil, sel, poivre et muscade râpée. Préchauffez le four th. 3 (120 °C).
  4. Chauffez 1 cuil d’huile dans deux petites poêles (Ø 12 cm) sur feu vif.
  5.  Bon ! Une cuillère par poêle évidement, et si vous avez qu’une petite poêle ça doublera le temps de préparation voilà tout !
  6. Versez un quart du mélange dans chaque. Étalez-les en galettes plates. Faites cuire 10 min en les retournant à mi-cuisson à feu moyen. Égouttez-les sur du papier absorbant. Réservez-les au four pendant que les autres cuisent.
  7. Servez très chaud.
En même temps (comme dirait Manu) on est au 21 siècle on peut aussi réchauffer au four micro-ondes !  
Le paillasson peut servir de plat accompagné de salade verte, mais là, ou à mon avis il donne le meilleur c’est avec un tournedos saignant posé dessus !
Il y a deux mille variantes avec œufs, avec échalotes, sans persil, recuit au four bref la cuisine c’est la liberté : faites comme vous aimez ! *

*Si personne n’aime sauf vous, changer de recette ou refaites vous un nouveau cercle d’amis !



mardi 15 janvier 2019

Pommes de Terre et carottes en cocotte.



Mes cocos, mes cocottes, 

Pour cette recette il vous faut 3 carottes de gros modèle et 6 pommes de terre habillées en robes des champs de grande taille. 

Ce n’est pas tout, préparez la valeur de 2 cuillères à soupe d'huile d'olive bien remplies, 2 gousses d'ail pour les méditerranéens, une pour le reste du monde. Ne faites pas cette tête ! Une gousse c’est un élément de la tête d’Allium sativum c’est pourtant simple !

Des champignons de Paris, un peu, 1 cuillère à café de graine de fenouil,1 cuillère à café de sucre en poudre, Poivre (s’il vous plait arrêtez avec le poivre moulu premier prix !), sel.
Enfin un verre de bouillon ah !?
Vous êtes pressé(e) faites fondre un bouillon cube dans de l’eau frémissante, bon si vous l’êtes vraiment, laisser tomber la recette, passez chez PICARD® ils ont de superbes préparations rapides.

 Ok si vous avez choisi la cuisine, il faut passer du temps comme celui que vous allez vous allez perdre à trouver dans votre market local un bouillon présenté en petite marmite et aux quatre champignons, c’est de loin le mieux adapté, sinon n’importe lequel fera l’affaire.

Là vous pourrez carrément mettre la substance gélifiée directement dans le plat au moment opportun avec un bête verre d’eau chaude, sans plus de cérémonie, la messe sera dite.
 (Pour la recette du « vrai » bouillon maison allez voir la recette N° 27 de Godefroy et comptez 4 heures de plus !)

Préparation
Temps total : 30 min
Préparation : 10 min
Cuisson : 20 min

Évidemment toutes ces indications de temps sont des mensonges, ces temps c’est une moyenne établie dans une cuisine aménagée professionnelle, avec un officiant entrainé.
Vous, n’avez pas d’autre alternative de prendre le temps qu’il faudra sinon : Allo pizza !

Quant à la cuisson c’est le rapport entre température et temps de cuisson, variable s’il en est, qui se révèlera déterminante pour votre carrière. (Dans la cuisine s’entend !) 

1.     Etape 1 (Ecrire « 1.» et étape 1 c’est nul ça fait deux !?)
Tout d’abord, avant toute chose, il faut éplucher les patates et les Daucus carota subsp. Sativus, le temps de lire le nom de nos racines oranges j’en ai déjà fait deux, avec ce splendide outil que le monde entier nous envie, j’ai nommé « l’économe » préférez celui avec une lame emmanchée pliée longitudinalement en angle obtus et percée de deux fentes tranchantes embouties et affûtées, plutôt que le perpendiculaire que je surnomme « le mal commode » (C’est vrai j’ai un compte personnel de griefs contre cet outil !)
Après avoir épluché, coupez les pommes de terre et les carottes en morceaux de 2 à 3 cm d’épaisseur, (c’est important pour le temps de cuisson) prendre une cocotte à fond épais, c’est-à-dire lourde, pour faire chauffer l'huile à feu moyen. Quand celle-ci est suffisamment chaude (l’huile, pas la cocotte) jetez y résolument les pommes de terre, puis l’ail haché.

2.     Etape 2 (même remarque que pour le 1 mais ça fait 4))
Quand ils commencent à grésiller remuer  en repoussant et en grattant le fond avec une raclette en bois sans massacrer les tubercules s’il vous plait car à ce stade l’ail peut accrocher au fond (surtout si vous ne m’avez pas écouté et pris une casserole commune !),  attendez un délai raisonnable mais court que l’ensemble ait pris l’huile, entre trois et quatre minutes et ajoutez les carottes, le sucre (là je préfère le sucre de canne) que je saupoudre généreusement mais pas trop, comment je sais la quantité à mettre ?  Le métier !
Enfin les graines de fenouil et les deux ou trois champignons émincés qui sont là à titre d’illustration si vous avez utilisé le bouillon ad hoc.
 Saisissez le tout quelques minutes encore sur feu moyen toujours.
  1. Etape finale (et toc !)
Arrosez avec le bouillon. Couvrez, baissez le feu et laisser mijoter longtemps, c’est là que la température et le temps se retrouvent, plus vous ferez cuire à basse température longtemps plus le plat aura de la saveur, (d’où l’expression plus c’est long plus c’est bon…)

 Idéalement faire passer la cocotte du feu à gaz sur une plaque électrique en réglant sur « 3 » Attention ne pas remuez comme une brute à ce stade sinon c’est une purée ! Salez et poivrez.
C’est encore meilleur réchauffé (au micro-ondes) le lendemain ou le surlendemain

Jungle humaine.



21 novembre 2013

La pluie, brutale, frappe la carrosserie de la petite 106 que m’a prêtée mon ami René, l’essuie-glace joue une musique disgracieuse et désaccordée.

 La route qui mène au centre-ville de Bastia épouse le front de mer. La mer est déchainée violente et violette, le ciel se noie dedans, en mille nuances de jaune, l’air est mouillé, les vagues se fracassent sur la diguette et  finissent en panache sur la chaussée.

C’est beau, je suis ému, sentiment incongru, en ce matin, somme toute banal, où je me rends au travail, mais comment laisserai-je passer un moment pareil ? 

2 décembre 2013

Le jour se lève lentement sur Ajaccio il fait frais, mais la promesse d’une belle journée annoncée par le soleil qui pointe  sur l’horizon de la mer en lac calme, réchauffe l’âme. Il y a peu de circulation,  et en descendant la rue Madame Mère, je profite du spectacle,  quatre mouettes  reprennent en chœur leur jingle sauvage, jeté à la mer et à l’air.
C’est beau, je me hâte lentement vers ma voiture pour jouir de cet instant.

3 décembre 2013

Mes élèves sont en retard, ou plutôt seront à « leur heure », je descends prendre un café à la machine au Rez de chaussé du Palais des Congrès d'Ajaccio.
 En remontant l’escalier monumental en bois couleur acajou, je prends en  pleine figure la baie d’Ajaccio et le port, à travers la façade entièrement vitrée de l’édifice, le ferry couleur boite postale, les petits bateaux de pêche, façon carte postale, la mer claire et scintillante.

C’est  la vue du beau, de la nature et de notre terre dont il me faut  faire provision, pour pouvoir  replonger, sereinement, dans la jungle humaine et urbaine…