En premier,
descendez à la cave rechercher la combinaison de plongée récupérée lors du
déménagement du grenier de la maison familiale, trouver la mer, vérifiez la
date du jour qui doit correspondre sur le continent du 1er novembre au
15 avril, sinon interdit !
Vous n’avez
plus qu’à affronter l’eau à 12° pendant quelques heures, dans un coin à oursins
pour ramener vos quatorze douzaines réglementaires !
Reste à les
ouvrir, les nettoyer et récupérer le corail avec une cuillère à moka et le
stocker dans un bol.
Cassez les œufs
dans une jatte et battez-les légèrement en omelette. Poivrez et ajoutez 1
cuillerée à café de jus de citron. Laissez-en attente.
Détachez
soigneusement les gonades des oursins après avoir ouvert (ou fait ouvrir) ceux-ci.
(Et oui c’est les organes reproducteurs que l’on mange !) Ajoutez-les dans la jatte avec les œufs battus
et mélangez.
Faites
chauffer à feu violent du beurre en quantité suffisante dans une poêle de façon
à recouvrir le fond de celle-ci en totalité. Faite tourner le beurre fondu sur
les bords de la poêle pour les graisser.
Lorsque le
beurre est très chaud (il noircit et fume un peu), versez-y d’un coup le
contenu de la jatte après l’avoir fouetté encore une fois. Ça doit couiner
quand la préparation entre en contact avec le beurre chaud.
L’omelette c’est
un art, poêle et beurre très chaud, feu au gaz flamme maximum, avec une spatule
bois renvoyer les bords cuits vers le centre, la partie liquide viendra ainsi
remplacer le partie cuite, recommencer jusqu’à la disparition de la partie
liquide.
Dès que la
prise est correcte rabattez la demi partie sur l’autre et faire glisser l’omelette
à raz du rebord coté queue (de la poêle voyons messieurs un peu de tenue !)
En faisant levier sur le manche réserver
la flamme que sur la partie occupée par le produit, attendre quelques minutes
toujours sans réduire le feu pour dorer, renverser d’un geste leste et élégant
votre mélange d’œufs sur une assiette en donnant un coup de poignet pour présenter
à la face du (beau) monde invité la partie colorée, dernière en contact avec le
fer de l’ustensile.
Et voilà beau
et bon !
